Devenir Gardienne de Gaïa

Cet article a été rédigé à l’occasion de mon invitation à participer au Sommet des Gardiennes de Gaïa, organisé par Vanessa Fourcaudot, du 2 au 8 mars 2026.

Il est une tentative de réponse à cette question qui me traverse régulièrement depuis 18 ans : Quel(s) rôle(s) habiter en ces temps de bascule ?

Nous sommes au seuil d’un entre-monde : nous vivons une époque de fins entremêlées. Fin de certains modèles économiques, fin de certaines certitudes, fin de manières d’habiter le monde qui nous semblaient familières.

Simultanément, la Terre traverse une période de métamorphose profonde. Les écosystèmes se réorganisent. Les climats basculent. Les espèces migrent, disparaissent, s’adaptent. Les rivières cherchent de nouveaux chemins. La vie persiste, mute, compose.

Nous, humains, sommes une des formes que prend cette vie. Nous participons à ces bouleversements. Nous fatiguons et nourrissons. Nous extrayons et compostons. Nous fragmentons et relions. Quand l’ancien monde craque, nous sommes nombreux à chercher comment contribuer sans nous perdre ou nous consumer. Que l’on soit entrepreneur, parent, citoyen, accompagnant, créatif, une même question revient : Que puis-je faire ? Par où commencer ?

La question probablement pas : que puis-je faire pour sauver la Terre ? Car elle se débrouillera bien sans nous. Mais plutôt, comment devenir une cellule vivante, aimante consciente, au service de la biosphère ? Non plus comme propriétaires ou gestionnaires, justifiant leur droits à exploiterpar les titres et les impôts rattachés à leur terres, mais comme gardiens appelés à écouter ce que le vivant demande, à travers nous. Devenir Gardien.ne de Gaïa est une manière d’incarner cette posture. Ce n’est pas un rôle isolé, mais une façon d’habiter sa place au sein de la grande toile de la vie. Une pratique qui se vit dans des choix concrets, professionnels, relationnels, territoriaux.

Pour moi, citoyenne et entrepreneure, cette posture repose sur trois piliers :

  • Se resynchroniser au Vivant : on ne peut pas protéger le vivant en s’épuisant soi-même.
  • Habiter une vision animiste de Gaïa : la Terre n’est pas un décor à gérer, mais un système vivant auquel nous appartenons.
  • Réenchanter ET résister : créer des alternatives, mais aussi défendre concrètement les territoires qui permettent à la vie de circuler.

Qu'est-ce qu'une Gardien.ne de Gaïa ?

La Gardienne de Gaïa n’est pas un rôle isolé. C’est une manière d’habiter, parmi d’autres, les postures nécessaires en ces temps de bascule.

Les grandes périodes de transformation appellent une véritable écologie de rôles : parfois pionnières, parfois jardinières, parfois tisseuses, parfois gardiennes, parfois passeuses de sens. Souvent plusieurs à la fois, selon les moments de vie, les situations traversées, les besoins du terrain.

Habiter la posture de Gardienne demande d’apprendre à lire finement l’écosystème humain et non humain autour de soi, de percevoir les tensions, les fragilités, les élans, les silences, puis d’ajuster ses choix avec discernement, sensibilité et responsabilité. Ce rôle ne se vit jamais en solitaire. Il s’enracine dans des dynamiques collectives, dans des espaces de dialogue, de reliance et d’apprentissage mutuel. C’est pour là que les temps collectif comme le Sommet Gardiennes de Gaïa, ou mon offre Faire Forêt, font sens.

Un rôle à habiter sans sacrifice

J’aime utiliser les archétypes dans mes accompagnements, comme des graines de conscience. Ils révèlent les schémas de pensée et les dynamiques comportementales à l’œuvre en nous et autour de nous.

Nombreux entrepreneurs activistes s’épuisent à vouloir « bien faire », réparer, sauver, porter davantage que leur juste part. Les archétypes permettent alors de nommer ces élans, de les rendre visibles, et d’ouvrir d’autres manières d’habiter son/ses rôle avec plus de justesse.

Pour moi, la Gardienne de Gaïa ne s’inscrit pas dans une logique sacrificielle. Elle s’éloigne du mythe du héro sauveur, si souvent associé à l’épuisement et aux burnouts militants. Je reconnais ce mythe dans mon propre parcours. Il m’est arrivé de croire qu’il fallait tenir, compenser, réparer coûte que coûte, avant de comprendre que ce modèle reproduisait précisément ce qu’il prétendait transformer.

En 2017, mon corps m’a rappelé cette vérité : on ne peut pas protéger le vivant en s’épuisant soi-même.

Fatigue chronique. Migraines à répétition. Perte musculaire. Trop d’heures devant l’écran. Je servais le monde, mais ne prenais pas soin de moi. Je m’excluais du Vivant.

Pour moi, la Gardienne de Gaïa n’est pas une idéaliste naïve. Elle voit l’état du monde, accueille ses contradictions, et agit avec lucidité. Je la ressens comme une alchimie subtile entre l’Amoureuse, la Soigneuse, la Sage et l’Exploratrice. Elle ne cherche pas à sauver, mais à favoriser des conditions fertiles où la vie peut se déployer, se réparer et se réinventer. C’est un rôle profondément aimant de la Vie.

Se resynchroniser d'abord

On ne régénère pas avec un ego pressé.

Être Gardienne implique une forme de leadership ancrée dans la présence, la lucidité et la responsabilité. Et ce leadership commence par un travail intérieur.

Tout système reflète l’état intérieur de celles et ceux qui le portent. Un leadership fragmenté engendre des organisations fragmentées. Un leadership nourri de pratiques régénératives soutient des écosystèmes plus vivants, plus résilients, plus justes.

Ralentir est un acte de courage

Dans une société conditionnée à l’accélération, gouvernée par la puissance de calcul et la peur de manquer, appuyer sur pause demande un acte de volonté. Se rendre disponible à ce qui demande à être entendu : un vide, une tristesse, une incertitude, une fatigue profonde, parfois une colère écologique restée en suspens.

Devenir Gardienne, c’est apprendre à accueillir ces signaux, non comme des obstacles à dépasser, mais comme des messages précieux. C’est composter le mal-être, sociétal, écologique, spirituel, personnel, plutôt que de le fuir ou de le nier. Ces émotions ne sont pas des déchets à évacuer, mais de la matière à transformer en terreau fertile.

Elles invitent à ajuster sa manière de créer, de décider et d’accompagner, en restant fidèle au vivant en soi et autour de soi.

L'expérience de la resynchronisation

Quand l’occasion s’est présentée en 2017, suite à différentes tragédies familiales, j’ai quitté la ville de Menton pour les très sauvages Causses du Quercy. Ce n’était pas un retour à la terre romantique. C’était une nécessité vitale. Mon système nerveux saturait. Mon corps réclamait un autre rythme.

Là-bas, j’ai rencontré une temporalité différente. Pas celle de l’agenda, des deadlines, des notifications. Celle des cycles lunaires et des saisons qui passent sans se presser.

L’année précédente, je m’étais formée en géobiologie. Par nécessité physique. J’avais l’impression de devenir électro et chimico-sensible. La géobiologie m’a d’abord appris à me protéger, à comprendre les champs électromagnétiques. En apprenant à percevoir ces forces invisibles, je me suis aussi ouverte au cosmotellurisme, aux forces de la Terre et du Ciel, à l’intelligence des lieux. L’animisme est arrivé en bonus.

Au fil des mois, quelque chose s’est réparé. Mes migraines se sont espacées. Mes cycles se sont réharmonisés avec la lune. Mon corps a retrouvé sa force. Mon esprit, sa clarté.  Non pas parce que j’avais ralenti par discipline, mais parce que je m’étais resynchronisée avec le Vivant.

C’est la que j’ai commencé à explorer le slowpreneuriat.

Pratiques de resynchronisation

Concrètement, se resynchroniser peut passer par :

Observer la roue de l’année et les intégrer à son calendrier business : les petits sabbats (Samhain, Imbolc, Beltane, Lughnasadh) et les grands (équinoxes et solstices), non comme un folklore, mais comme une cartographie des énergies disponibles. Chaque passage offre une qualité particulière. Une permission. Une direction.

Étudier son sol intérieur : J’utilise le design humain et  pour révéler la constitution énergétique. L’astrologie et le MBTI complètent cette lecture du sol intérieur et de la dynamique relationnel. L’objectif n’est pas de se définir, mais de se reconnaître. De cesser de se forcer dans des formes qui ne sont pas les siennes.

Pratiquer le wintering : la vie n’est pas un éternel printemps-été. Dans notre business c’est pareil. Les périodes de retrait, de compostage et de maturation sont très riches. Accepter que certaines saisons demandent de retrait (des réseaux sociaux par exemple). D’autres autorisent l’expansion.

Intégrer des pratiques somatiques : Yoga, approches corporelles, tout ce qui travaille avec l’intelligence organique du corps et l’intuition. Rester vivante en chemin, plutôt que simplement performante ou fonctionnelle.

Plus que nos stratégies, nos identités de marque ou nos discours, c’est notre posture incarnéeà travers le corps, les émotions, la présence, la cohérence, qui constitue notre premier outil.

Une vision animiste de Gaïa

Qui est Gaïa ?

Au fil de mes lectures et de mon expérience, une réponse s’est imposée : Gaïa n’est pas le décor vert, blanc ou bleu des brochures touristiques. Elle n’est pas non l’ environnement à gérer des feuilles de route RSE, mais un système vivant, intelligent, sensible, autorégulé, auquel nous appartenons.

Au fil des années, ce lien est devenu pour moi une expérience intime, en résonance avec la terre du causse lotois où j’ai habité quelques années. Déracinée de mes paysages natals, j’y ai peu à peu retissé un sentiment d’appartenance, au contact de ces terres sauvages. Au rythme des pleines lunes, des forces telluriques, des chants du pic noir, des chorégraphies facétieuses des rouge-queues, de la présence de l’ondine près de la résurgence d’eau, j’ai cultivé une relation aux êtres visibles et invisibles qui peuplaient mon lieu de vie.

Vivre cette altérité au quotidien rappelle que nous ne décidons jamais seules, et que nous composons toujours avec plus vaste que nous.

Cette vision animiste du monde nous invite à habiter de nouveaux rôles.

Elle nous propose de passer de l’Homo sapiens à l’Homo biospheris (cf. Jean-Pierre Goux), une humanité qui se perçoit comme organe du vivant.

C’est ce que l’écologie profonde appelle le Soi écologique : une conception de soi au sein d’une société biocentrique. Une vision élargie du Soi qui se déploie en cercles concentriques, englobant finalement toute vie comme partie intégrante d’un seul Soi.

Être Gardienne de Gaïa, ce n’est pas se considérer comme gestionnaire de la Terre, mais comme cellule d’un vivant à protéger. Nos entreprises en sont les organes. Elles soignent ou fatiguent, nourrissent ou parasitent.

Être Gardienne de Gaïa, c’est se demander sans cesse : est-ce que j’agis SUR la Terre, ou DEPUIS la Terre ?

Honorer les sagesses sans s'approprier

La Gardienne accueille les sciences, les sagesses ancestrales et l’intuition comme différentes manières de recevoir, d’interpréter et de partager l’information.

Elle peut s’inspirer de pratiques issues du chamanisme sans se revendiquer « chamane d’entreprise » pour faire plus vendeur, ni s’approprier des traditions qui ne sont pas les siennes. Cette attention permet d’honorer les lignées et les transmissions dont ces pratiques sont issues.

Dans ma pratique, cela se traduit par une écoute fine des lieux, des corps, des rythmes et des silences, et par une manière de co-créer avec ce qui est là, sans me placer au-dessus des personnes ou des contextes.

Développer cette sensibilité suppose une humilité constante et une vigilance éthique, afin de ne pas céder aux séductions d’une spiritualité déconnectée de ses responsabilités.

Références : We belong to Gaia (James Lovelock), Revolution Bleue (Jean-Pierre Goux), La voie de l’activisme sacré (Claire Garin), Coming back to Life (Joanna Macy)

Réenchanter ET résister

Réenchanter n'est pas un acte naïf

La modernité a largement désenchanté le monde pour mieux l’exploiter. En le réduisant à des ressources, des chiffres et des indicateurs, elle a rendu possible sa surexploitation.

Réenchanter est une forme de résistance douce et déterminée. C’est refuser de voir la Terre, les corps et les relations réduits à des notions de production et de performance.

Cela passe par retrouver du sacré et du symbolique dans le quotidien. Non pas pour embellir la réalité, mais pour la rendre à nouveau habitable. Pour célébrer la magie du Vivant et la poésie du lien avec le monde des terriens humains et autres qu’humains.

« Le mieux que nous puissions offrir à la terre est d’écouter son chant, le laisser nous émerveiller et nous inspirer; nous traverser et entrer en résonance avec une mélodie déjà présente en nous. » — Rae Diamond

Assumer son écospiritualité

Cela implique aussi d’assumer publiquement la dimension éco-spirituelle de son travail.

Une spiritualité de la Terre, nourrie d’animisme, de sagesses sauvages et des forces invisibles qui façonnent notre monde. Elle ne relève pas d’un exotisme spirituel, mais d’une tentative de reconnexion aux chemins empruntés par nos ancêtres.

Cette écospiritualité est enracinée dans une mémoire ancienne, paysanne, symbolique et relationnelle, que nous portons encore dans nos corps. Une mémoire faite de liens aux saisons, aux cycles, aux éléments, aux forces visibles et invisibles qui façonnent nos existences.

Nous avons oublié que nous fûmes nous aussi, nous les occidentaux, un peuple premier, avec une tradition chamanique. Cette mémoire sommeille encore dans nos corps, dans nos élans, dans notre manière instinctive de chercher du sens, du lien, du sacré.

L’archétype de la Gardienne de Gaïa nous invite ainsi à observer les endroits où nous censurons encore notre dimension éco-spirituelle, par peur d’être perçues comme trop mystiques, pas assez sérieuses, pas assez crédibles.

Références : The Enchanted Life (Sharon Blackie), Sagesse Sauvage (Maëva Morin), Oracle de la nature Cantigee (Rae Diamond), Gaia mon amour (Vanessa Fourcaudot)

Résister concrètement

La resynchronisation sans protection est incomplète.

Être Gardienne de Gaïa, ce n’est pas juste accompagner des transformations intérieures. C’est aussi défendre concrètement les territoires qui permettent ces transformations.

Depuis 2024, Roquecor, le village du Quercy Blanc où je vis aujourd’hui, est menacé par l’agrivoltaïsme industriel. Des projets de fermes solaires géantes sur terre et sur l’eau des lacs,  qui se parent de vert  « transition énergétique », « énergie propre »  mais qui transformeraient notre territoire en zone industrielle de production électrique, au détriment de toute qualité vie pour les humains et autres qu’humain.

Le conflit est vif. Néo-ruraux contre agriculteurs pro-agrivoltaïsme. Visions du territoire qui s’affrontent là où selon moi, nous devrions réver ensemble un grand plan de régénération collectif.

Quand tu passes des années à te resynchroniser au vivant d’un lieu, tu ne peux plus accepter que ce lieu soit brutalement déconnecté de ses rythmes naturels par une logique industrielle.

On ne peut pas juste se réaccorder aux cycles naturels dans notre vie intérieure, puis accepter que ces cycles soient brutalement interrompus par des logiques extractives.

La Gardienne n’est pas une figure douce qui sourit en silence pendant qu’on détruit ce qu’elle protège. Elle est lucide. Elle est ferme. Elle dit non quand c’est nécessaire.

Elle crée des alternatives. Mais elle défend aussi les territoires qui permettent à ces alternatives d’exister.

Cette double posture, création ET résistance, réenchantement ET combativité,  n’est pas une contradiction. C’est la maturité de la Gardienne.

Comment incarner ce rôle au quotidien ?

Aimer comme pratique radicale

L’amour n’est pas un sujet naïf. C’est une discipline, une force de discernement, une boussole intérieure qui met en mouvement avec lucidité et courage.

Aimer dans un monde blessé demande maturité, présence et engagement. Cela suppose de rester reliée sans se dissocier, de rester sensible sans se fermer, de rester engagée sans devenir cynique.

Être courageusement aimante, c’est refuser de diriger son activité depuis la peur, le contrôle ou la seule rationalité défensive.

Dans la vie professionnelle, cela se traduit par des choix concrets : privilégier la qualité de relation plutôt que la quantité, la vérité plutôt que la séduction, la coopération plutôt que la compétition.

Références : Radical Love (Satish Kumar), Soil Soul Society (Satish Kumar)

Tisser les relations

La vie est un tissu de relation. Pas la fabrique d’objet de la pensée cartésienne et capitaliste.

Le rôle de la Gardienne est celui d’une tisseuse attentive. Elle ajuste, réharmonise, remet du vivant là où il y avait de l’inertie ou de l’entropie.

Concrètement, cela se joue dans des gestes simples : la manière dont on répond à un message difficile, dont on pose un cadre avec un client, dont on prend soin de son énergie avant de donner aux autres, que ce soit en séance ou dans sa création de contenu. Chaque micro-choix nourrit ou fragilise la trame.

Tisser, c’est aussi accepter de regarder là où les relations se tendent, se fatiguent ou se figent, et choisir d’y remettre de la présence, de la vérité et du respect.

Créer des écosystèmes vivants

La Gardienne ne crée pas des machines. Elle crée des écosystèmes.

Un écosystème d’offres où chacune nourrit l’autre, rien n’est isolé, tout circule. Un réseau d’alliés : collaborations, coopérations, soutiens mutuels.

Elle accepte que ses offres, comme le vivant, traversent des saisons. Expansion, consolidation, repos, transformation. Certaines choses naissent, se développent, se transforment, parfois se mettent en dormance pour laisser place à autre chose.

Ces évolutions ne sont pas des échecs. Ce sont des respirations

Cultiver de bonnes relations

La Terre n’a pas besoin de guerriers qui la défendent. Elle a besoin d’êtres capables d’aimer, de prendre soin, et de se réguler eux-mêmes.

Être Gardienne, ce n’est pas protéger un idéal abstrait. C’est cultiver de bonnes relations. Avec la Terre, bien sûr, mais aussi avec l’argent, le pouvoir, le temps, le désir, la fatigue, la parole.

C’est apprendre à habiter ces dimensions, en ayant conscience des ombres collectives, sans domination ni fuite, avec responsabilité et délicatesse.

En guise d'invitation

Être Gardienne de Gaïa, ce n’est pas « faire de l’écologie ». C’est incarner une écologie d’être, dans ses choix, ses relations, ses rythmes, sa manière d’habiter le monde.

C’est apprendre, jour après jour, à écouter, à aimer, à réenchanter, à relier. C’est rester en chemin avec humilité, courage et tendresse, sans prétendre arriver quelque part une bonne fois pour toutes.

Comme le rappelle Nora Bateson, qui je suis en tant qu’individu compte. Et qui je suis quand je suis en relation avec toi compte tout autant. C’est dans cet entre-deux que se joue l’essentiel.

Ma perception de la Gardienne de Gaïa continuera d’évoluer avec les rencontres, les dialogues, les apprentissages vécus pendant et après ce sommet. Elle se tisse dans la complexité, dans la réciprocité, dans les frottements fertiles.

J’utilise les archétypes pour mieux me connaître et accompagner mes clients. Celui de la Gardienne de Gaïa est aujourd’hui celui avec lequel je ressens personnellement la plus profonde résonance, non comme une identité à endosser, mais comme un chemin relationnel à explorer.

Et toi, quelle part de Gardienne es-tu en train de laisser éclore dans ta vie aujourd’hui ?

Emilie Grau
Emilie Grau
Fondatrice @les.Slowpreneurs

Facilitatrice d’espaces de transformation individuels et collectifs pour un entrepreneuriat plus serein et plus vivant, je suis à l’initiative du mouvement slowpreneurial en France.

Je suis spécialisée dans l’accompagnement à la transition vers le Slowpreneuriat et l’Entrepreneuriat Régénératif. Je collabore avec les entrepreneurs sensibles, créatifs et atypiques qui souhaitent cultiver leur vitalité, leur joie et leur créativité pour incarner un Business Régénérateur pour eux et la planète.

Ca te parle? Rejoins-moi dans l’un de mes espaces de transformation.

Tu souhaiterais zapper la case burnout et cocher la case kif?

business for life

rejoins Businness For Life

6 mois d'accompagnement pour incarner ton Slowpreneuriat, déployer un Business Régénérateur pour toi et Gaïa
et (re)tomber in love with your business.